Selon un nouveau sondage, un nombre important de Canadiens prévoyant de prendre leur retraite dans les deux prochaines années s’attendent à devoir encore de l’argent sur leur maison. Cela souligne l’impact des défis persistants en matière d’abordabilité du logement sur la planification de la retraite. Cette tendance suggère un changement dans les attentes traditionnelles concernant la retraite, où l’absence d’hypothèque était souvent un objectif financier clé.
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Points Clés :
- Environ 29 % des pré-retraités s’attendent à avoir une hypothèque à la retraite.
- Les problèmes d’abordabilité et l’accession tardive à la propriété sont des facteurs majeurs.
- Les opinions sont partagées quant aux projets de réduction de taille (downsizing) après la retraite.
Plus de Canadiens confrontés à la retraite avec des dettes hypothécaires
Le sondage Royal LePage, mené par Léger, a révélé qu’environ trois sur dix (29 %) Canadiens qui prévoient de prendre leur retraite dans les deux prochaines années prévoient d’avoir une hypothèque durant leur retraite. Ce chiffre indique qu’une part substantielle de la future population de retraités pourrait faire face à des paiements de logement continus tout en gérant leurs revenus de retraite.
Illustration : Une personne réfléchissant à ses options financières ou de logement à l'approche de la retraite au Canada
Ce paysage en évolution est directement lié à la crise de l’abordabilité du logement en cours au Canada. La hausse des prix de l’immobilier et des coûts d’emprunt a rendu difficile pour beaucoup d’entrer sur le marché plus tôt dans la vie ou de rembourser rapidement leurs dettes, repoussant les échéances hypothécaires à l’approche ou même au-delà des années de retraite.
Pourquoi cela est important pour la sécurité financière à la retraite
« Les avantages de prendre sa retraite en tant que propriétaire sans hypothèque sont évidents : plus de revenu disponible, une protection contre les variations des taux d’intérêt et même la sécurité émotionnelle de savoir que l’on aura toujours un endroit où vivre », a déclaré Phil Soper, président et chef de la direction de Royal LePage. Les conclusions du sondage suggèrent que ces avantages traditionnels pourraient être hors de portée pour un segment croissant des futurs retraités.
Pour les personnes qui ont une hypothèque à la retraite, la gestion des flux de trésorerie devient encore plus critique. Le revenu de retraite diffère souvent du revenu d’emploi, et avoir un coût fixe important lié au logement peut avoir un impact sur tout, des dépenses quotidiennes aux projets de voyage et aux besoins en matière de soins de santé.
Pour en savoir plus sur la planification de la retraite, consultez notre guide sur Comprendre les Sources de Revenus à la Retraite.
Différents chemins vers la retraite
Alors que 29 % s’attendent à avoir une hypothèque, le sondage a également révélé que près de la moitié (45 %) des Canadiens prévoyant de prendre leur retraite prochainement ont déjà remboursé leur hypothèque. Six pour cent supplémentaires sont optimistes et pensent être libres d’hypothèque avant de quitter officiellement la vie active.
Au-delà du statut hypothécaire, les futurs retraités montrent également des points de vue divergents sur leur situation de logement post-retraite. Le sondage a révélé que 46 % des répondants proches de la retraite ont l’intention de réduire la taille de leur logement dans les deux ans suivant leur départ à la retraite, potentiellement pour réduire les coûts ou l’entretien. Cependant, un nombre presque égal (47 %) a indiqué ne pas avoir l’intention de réduire la taille de leur logement. Cette division met en évidence les préférences personnelles et les situations financières variées parmi la population de pré-retraités.
Apprenez-en davantage sur les tendances du logement dans notre analyse des Dernières Prévisions du Marché Immobilier au Canada.
Méthodologie du sondage
Les conclusions sont basées sur un sondage en ligne auprès de 1 626 adultes canadiens mené par Léger entre le 2 et le 4 mai 2025.
Perspectives pour les futurs retraités
La tendance à avoir des hypothèques à la retraite souligne les pressions financières croissantes auxquelles sont confrontés de nombreux Canadiens. Comme les coûts du logement restent élevés, les futurs retraités pourraient devoir ajuster leurs plans financiers, envisager de travailler plus longtemps ou explorer différentes options de logement pour assurer leur sécurité financière dans leurs dernières années. Ce sondage sert d’indicateur opportun tant pour les personnes qui planifient leur retraite que pour les décideurs politiques qui s’attaquent à l’abordabilité du logement et à la préparation à la retraite.
Vous envisagez votre propre retraite ? Lisez nos conseils sur les Étapes de Planification Financière Avant la Retraite.