Certains clients des épiceries Maxi au Québec constatent que de petits dons de bienfaisance inattendus sont ajoutés à leur facture sans leur consentement. Ce problème suscite des inquiétudes parmi les consommateurs concernant la transparence et les droits des consommateurs.
Contenu
Points clés à retenir :
- Les clients signalent de petits frais non autorisés pour « PC CHARITY » qui apparaissent sur les reçus.
- La société mère de Maxi, Loblaw, attribue le problème à un problème de système temporaire et à une erreur humaine.
- Loblaw affirme que le problème est résolu et offre des remboursements pour les frais non autorisés.
- Les associations de consommateurs conseillent aux clients concernés sur la manière d’obtenir un remboursement et de porter plainte à un niveau supérieur.
Des frais inattendus soulèvent des préoccupations chez les consommateurs
Plusieurs clients de Maxi ont signalé avoir remarqué de petits frais sur leurs reçus, désignés comme « PC CHARITY ». Ces frais, souvent inférieurs à un dollar, apparaissent même lorsque le client n’a pas été invité à faire un don.
Kirk Bennett, un client de Dorval (Québec), a été surpris de trouver des frais de 62 cents pour « PC CHARITY » sur son reçu sans qu’on lui demande. Bien qu’il reconnaisse le faible montant, M. Bennett a souligné le principe d’être facturé sans consentement. D’autres clients ont signalé des expériences similaires, avec des montants variés. Des plaintes ont également fait surface sur les plateformes de médias sociaux.
Gros plan d'un reçu d'épicerie Maxi montrant des frais de don non autorisés pour PC CHARITY.
La réponse de Loblaw : Problème de système et remboursements offerts
La société mère de Maxi, Loblaw, a reconnu les signalements de dons non autorisés pendant sa campagne de collecte de fonds pour l’Œuvre de bienfaisance pour enfants Choix du Président.
L’entreprise a qualifié ces cas d’« incidents isolés », affirmant que sa pratique normale exige que les caissiers demandent aux clients avant d’ajouter un don.
Dans un communiqué envoyé par courriel, Loblaw a expliqué : « Nous avons appris très tôt pendant la campagne qu’il y avait un problème de système et un potentiel d’erreur humaine, ce qui a entraîné des frais automatiques pour certains clients. » L’entreprise a déclaré avoir « immédiatement corrigé le problème, redonné de la formation à [ses] équipes en magasin et corrigé le processus ».
Loblaw a exprimé ses regrets pour les inconvénients et a conseillé aux clients ayant été facturés sans permission de contacter son équipe du service à la clientèle pour obtenir un remboursement si celui-ci n’avait pas été émis automatiquement.
Ce que les consommateurs peuvent faire
Les associations de consommateurs, comme Option consommateurs, recommandent aux clients concernés d’agir.
Sylvie de Bellefeuille, avocate au sein de l’organisation, a déclaré que les détaillants ne peuvent légalement facturer plus que le prix annoncé, sauf si cette possibilité est clairement communiquée d’emblée.
Mme de Bellefeuille conseille aux clients qui découvrent des frais non autorisés de parler d’abord au gérant de l’épicerie pour demander un remboursement. Si le problème n’est pas résolu au niveau du magasin, l’étape suivante pourrait être de contacter l’Office de la protection du consommateur, l’organisme québécois de protection du consommateur responsable de l’application de ces lois.
Bien que poursuivre un détaillant devant la Cour des petites créances soit une option pour les problèmes persistants, Mme de Bellefeuille a souligné que cela dépend souvent de si le montant et la situation justifient l’effort.
Des consommateurs comme Kirk Bennett portent désormais une attention plus particulière à leurs reçus et envisagent leurs options d’achat.
La voie à suivre
Cette situation souligne l’importance pour les consommateurs d’examiner attentivement leurs reçus. Bien que Loblaw affirme que le problème est résolu, les signalements rappellent aux détaillants l’importance d’assurer l’exactitude de la facturation et la transparence, et aux clients d’être vigilants quant aux frais qui leur sont facturés. La vérification continue des reçus et la communication avec les détaillants sont des étapes clés pour les consommateurs rencontrant de tels problèmes.